Publié dans Société

Meurtre d’une ancienne cheftaine du scoutisme - Deux frères derrière les barreaux, leur mère sous contrôle judiciaire

Publié le mardi, 21 octobre 2025

Rebondissement majeur dans l’enquête sur la mort tragique d’Aimée Ravoniarisoa, 72 ans, ancienne cheftaine du scoutisme malagasy. 

Cette septuagénaire avait été retrouvée sans vie dans sa maison d’Ampivelezandrano, à Vontovorona, dans la semaine du 6 octobre. Hier, après leur présentation au Parquet du Tribunal d’Anosy, deux jeunes frères impliqués dans cette affaire ont pris la direction de Tsiafahy.

Le principal suspect, âgé de 18 ans, a été arrêté samedi dernier par les gendarmes de Vontovorona. Il aurait reconnu avoir étouffé la victime à l’aide d’un chiffon jaune et d’un oreiller, avant de la poignarder à une dizaine de reprises. Son frère cadet, lui, n’a pas tardé à être rattrapé par l’enquête. Il aurait utilisé, après le drame, la puce téléphonique de la défunte. « Les deux frères ont exploité la puce téléphonique de la victime, preuve d’une complicité évidente », souligne une source proche de la Gendarmerie locale.

 

Leur mère, convoquée à son tour, a été placée sous contrôle judiciaire. Les voisins la décrivent comme une femme fatiguée, dépassée par les frasques de son fils aîné. 

« Elle disait souvent qu’elle ne savait plus comment le raisonner », glisse une habitante du quartier.

Une arrestation sans résistance

C’est en suivant la trace du téléphone volé que les enquêteurs ont remonté jusqu’au jeune homme. « Nous l’avons trouvé marchant tranquillement dans la rue, comme si de rien n’était », raconte un gendarme. Emmené au poste, il aurait aussitôt reconnu les faits.

Problème : la maison de force de Tsiafahy a refusé pour le moment d’accueillir de nouveaux détenus. Les deux frères passeront donc encore quelques jours dans les cellules de la Gendarmerie de Vontovorona avant d’être transférés.

Un crime absurde pour un butin imaginaire

Le mobile du meurtre reste flou, mais les enquêteurs évoquent un acte d’une cruauté gratuite. Certains parlent d’un geste de vengeance : la victime aurait, un jour, ignoré le salut du jeune homme, ce qu’il aurait très mal pris. D’autres avancent une piste crapuleuse : le suspect, aidé de sa petite amie - une voisine toujours en fuite - aurait voulu s’emparer de l’argent de la retraitée. Mais cette dernière n’avait pas encore perçu sa pension au moment du drame.

Un meurtre d’une violence inouïe, pour une somme inexistante.

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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